Lors de l’abandon de la Dyna Z en Mars 1960 au profit de la PL17, la version cabriolet suit naturellement le changement. En revanche, dans un premier temps, ce modèle est exclusivement destiné à l’exportation aux USA. Il est présent au catalogue en Europe à partir d’octobre 1960.
La production reste de type artisanale au sein des usines Panhard (398 exemplaires du cabriolet PL17 ont été fabriqués).

Le cabriolet PL17 est systématiquement équipé du moteur Tigre (admission et échappement de plus gros diamètre, arbre a cames et allumeur spécifiques, carburateur double corps 38 NDIX et ensemble mobile allégé). L’équipement intérieur est également agrémenté d’un compte-tours, le reste de l’habitacle reprends l’aménagement du Dyna Z.

Ce cabriolet, restauré à 100%, porte de numéro de série 1180182. Il est vraisemblablement sorti des chaînes de fabrication en Juin 1961.

Voici en quelques vues un rapide tour du propriétaire.

 

Avec ses capot et malle élancés aux feux soulignés par de fines baguettes, La PL17 possède des lignes bien plus dynamiques que la Dyna Z dont elle partage pourtant la cellule.

 

La capote a été réalisée en alpaga et non en simili, gage de qualité et de tenue dans le temps.

Le bleu n'était pas au catalogue général de l'époque, les cabriolets PL17 se voyant systématiquement équipés de capotes noires. Nous voulions réveiller la froideur de la peinture blanche et des aluminium avec une couleur plus éclatante.

 

Le schéma de peinture est plus simple que sur les Dyna Z mais le positionnement des baguettes et le contrast de couleur de la capote compensent l'absence de peinture bi-tons.

 

Une fois décapotée, l'auto déjà très élégante se révèle totalement. Le choix de combinaison de couleurs de la sellerie n'y est pas totalement étranger.

 

 

La ligne est optiquement encore plus allongée lorsque la capote est rangée.

 

La sellerie bi-tons bleu et blanc est pour moitié en cuir sur les assises et dossiers, et pour moitié en simili "parcheminé" pour les habillages latéraux.

 

 

 

Le tableau de bord devrait être en simili gris foncé à larges côtes, mais nous avons préféré conserver un habillage du type des premières PL17 pour une meilleure harmonie générale.

Les pare-soleil teintés bleus ont été restaurés, mais l'acétate initial a été remplacé par du polypropylène, pour plus de stabilité et de sécurité.

 

 

 

Les larges portes conjuguées aux dossiers inclinables des sièges avant offrent un très bon accès aux passagers arrière.

 

Une veilleuse éclaire le placher pour les accès de nuit.

On note également la présence de deux cendriers en forme de champignons chromés de part et d'autre de la banquette arrière.

 

Les panneaux latéraux reprennent le mélange cuir et simili bi-tons des sièges.

 

L'ouverture du coffre est bien plus importante que sur la Dyna Z, mais sa capacité de chargement reste similaire ; seul l'accès aux coins est plus pratique par le dessus.

Les outils de changement de roue de secours sont à présent dans une pochette et non plus fixés sur le plancher.

 

Le compartiment moteur reste toujours aussi accessible à la maintenance, le changement de design n'influe en rien sur l'oganisation de ce dernier qui reprend l'essentiel de la Dyna Z.

 

Le moteur 1722 M5T possède encore une turbine à la tolerie en aluminium, c'est à partir de 1962 que les tôles passeront en acier peint sur les PL17.

 

Quoi de plus agréable que de rouler les cheveux au vent dès les premiers rayons du soleil?

 

Pour revoir les étapes de la restauration de notre PL17 L5, cliquez ici pour la réfection mécanique.

 

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