Initialement développé en 1956 par le carrossier belge D’Ieteren à la demande de l’importateur Panhard en Belgique, le cabriolet Dyna Z entre finalement en production à l’usine Panhard d’Orléans en Mai 1957. Sa fabrication peut cependant être qualifiée d’artisanale, la très petite série (553 exemplaires du cabriolet Dyna Z ont été fabriqués) ne permettant pas la mise en oeuvre d’outillages industriels pour fabriquer nombre des pièces spécifiques au cabriolet.

Le Cabriolet Dyna Z est un modèle haut de gamme reprenant la finition Grand Standing des berlines, incluant les inserts latéraux de couleur secondaire. Il bénéficie en outre d’une sellerie garnie de cuir et simili et d’enjoliveurs en aluminium sur l’avant des montants de portes.

Ce cabriolet porte le Numéro de série 1150283, vraisemblablement sorti des chaînes de fabrication en avril 1958. Il a pour particularité d’avoir véhiculé en juillet 1958 le Ministre des Anciens Combattants, Mr Michelet lors des Fêtes de la Mer de Royans.

Restauré une première fois dans les années 80, il a été cependant entièrement revu, notamment dans ses parties basses qui étaient fortement corrodées et maquillées. Tous les éléments tant mécaniques que de carrosserie ont été restaurés à neuf, tout comme la sellerie.

Voici en quelques vues un rapide tour du propriétaire.

 

Avec son capot tout en rondeur et ses deux feux tous ronds agrémentés d'une petite bouche de calandre, la Dyna Z n'est pas sans évoquer un joli batracien. Mais les lignes n'en demeurent pas moins gracieuses et équilibrées, renforcées en cela par cette version deux portes plus majestueuse.

 

La finition Grand Standing porte vraiment bien son nom ;quelle élégance dans cette découpe des tons!

L'accastillage aluminium très présent finit d'embellir l'auto, tout comme les roues chaussées de flancs blancs.

 

L'arrière quoi que très galbé n'en est pas moins racé, cela est souligné par la séparation de teinte fuyante évocatrice de vitesse.

 

L'intérieur possède des sièges aux assises et dossiers en cuir rouge. le reste des sièges est en simili parcheminé.

On retrouve ce mariage sur les panneaux latéraux et la planche de bord. Le crème des accessoires ainsi que les divers accastillages dorés se fondent bien avec ces teintes majeures.

 

L'accès aux places arrières se fait en basculant les dossiers des sièges avant. La large porte autorise un passage correcte.

 

La banquette arrière est plus étroite que sur une berline, mécanisme de capote oblige, mais suffisante pour deux passagers. Les habillages latéraux intègrent des cendriers "champignon" en laiton poli.

 

 

 

L'étanchéité des portes, outre le joint caoutchouc, ne se fait pas comme sur les berlines avec un bourrelet coton agraffé au cadre de porte. C'est un jonc de caoutchouc alvéolaire gainé de simili et replié sur une petite lame d'aluminium reprenant le galbe de l'ouvrant et vissée sur ce dernier.

On note la plaque d'accroche de la sécurité anti-ouverture intempestive chromée pour l'occasion.

 

La capacité du coffre est bonne, mais un peu limitée par la largeur de l'ouvrant. Le plancher inférieur abrite la roue de secours et les outils de première nécessité.

 

A l'avant, l'accessibilité à la mécanique est très bonne, entre le capot totalement amovible et la compacité du moteur.

 

848 cm³ bicylindres à plat refroidi par air forcé, ce petit moteur est toujours aussi étonnant. A l'aise dans les tours, il emmène allègrement les 1200kg de l'auto à une vitesse de croisière fort honnorable et sans efforts.

 

 

 

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